Illustration : maison avec gouttière, échelle et caisse à outils

Remplacer ses gouttières : zinc, aluminium, PVC ou acier ?

Une gouttière qui fuit à tous les joints, qui rouille ou qui s’affaisse finit par abîmer la façade et les fondations. Quand le nettoyage et les petites réparations ne suffisent plus, il faut la remplacer. Zinc, aluminium, PVC ou acier : chaque matériau a ses avantages. Voici comment choisir.

Réparer ou remplacer ?

Une fuite isolée à un joint, un crochet desserré ou une descente bouchée se règlent sans tout changer : mastic ou bande d’étanchéité adaptés au matériau, crochet resserré ou remplacé, descente débouchée.

Le remplacement s’impose quand les fuites se multiplient, que la gouttière est percée par la corrosion, déformée, ou que l’eau stagne parce que la pente n’est plus bonne.

Les quatre matériaux

Matériau Points forts Points faibles Pose
PVC Le moins cher, léger, ne rouille pas Sensible au soleil et au gel, peut se déformer et jaunir Accessible à un bon bricoleur (éléments clipsés ou collés)
Zinc Traditionnel, très durable, aspect apprécié sur le bâti ancien Plus cher, se patine en gris Plutôt un professionnel (assemblages soudés)
Aluminium Léger, ne rouille pas, choix de couleurs, peu d’entretien Plus cher que le PVC Existe en version continue, fabriquée sur place sans raccord
Acier Très solide, résiste aux chocs et à la neige Peut rouiller si le revêtement est rayé Galvanisé ou prélaqué de couleur

Quel matériau pour quelle maison ?

  • Petit budget, pose soi-même : le PVC, sur une maison de plain-pied.
  • Maison ancienne, centre historique : le zinc, souvent imposé ou recommandé par les règles locales.
  • Peu d’entretien, couleur assortie aux menuiseries : l’aluminium.
  • Montagne, neige abondante : l’acier ou l’aluminium, plus résistants au poids de la neige et à la glace.

La forme et la taille

La gouttière demi-ronde est la plus courante. La gouttière moulurée, à profil carré ou décoratif, s’intègre davantage à la façade. La taille, appelée développé, dépend de la surface de toit à évacuer : plus le toit est grand et pentu, plus la gouttière doit être large. Le vendeur ou l’artisan peut faire le calcul à partir des dimensions du toit.

Les accessoires à prévoir

  • Les crochets, régulièrement espacés et posés avec une légère pente vers la descente.
  • Les naissances qui relient la gouttière aux descentes, et les talons qui la ferment aux extrémités.
  • Une grille pare-feuilles et une crapaudine pour limiter les bouchons.
  • Un récupérateur d’eau de pluie au pied d’une descente, pour arroser le jardin.

Faire soi-même ou faire appel à un pro ?

Sur une maison de plain-pied, avec du PVC ou de l’aluminium en éléments, un bricoleur équipé d’une échelle stable peut s’en charger. Pour une maison à étage, une gouttière en zinc ou une pose en continu, mieux vaut un couvreur ou un zingueur : le travail en hauteur demande un échafaudage ou une nacelle, et des assemblages bien faits. Demandez plusieurs devis, qui doivent préciser le matériau, la longueur, le nombre de descentes et l’évacuation des anciennes gouttières.

Les démarches

Remplacer une gouttière à l’identique ne demande en général aucune formalité. Si l’aspect extérieur change, couleur ou matériau, une déclaration préalable en mairie peut être nécessaire, et dans un secteur protégé, l’avis de l’architecte des Bâtiments de France. Renseignez-vous auprès du service urbanisme de votre commune avant de commander.

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